Aujourd’hui, les lycéennes et les lycéens n’en peuvent plus et leur mouvement, né en Seine-Saint-Denis, est légitimé par un état de l’école publique aux abois. Quand il n’y a pas suffisamment de chaises, que les plafonds s’effondrent ou laissent passer la pluie, qu’il y a des rats dans les cantines, ni assez d’enseignant.e.s et de personnels, on touche le fond ! Et les lycéennes et les lycéens qui, en plus, subissent la sélection arbitraire et stressante de Parcoursup, le savent bien ! Ils et elles exigent légitimement des conditions d’éducation dignes !
Alors que le prochain budget de Lecornu prévoit de nouvelles coupes dans le budget de l’Éducation Nationale, les lycéens et les lycéennes de Seine-Saint-Denis et des départements alentour, déjà fortement touché.e.s par un service public de l’Éducation précarisé et dégradé, ont décidé de dire « stop » à la politique de Macron, hostile à l’école publique. Ils critiquent en outre le détournement du budget pour l’éducation au profit de celui de l’armée, qui sert, entre autres, à les mettre au pas par la militarisation de l’Éducation nationale.
Assemblées générales, manifestations et blocus devant les établissements se sont généralisés sur tout le territoire et ont montré du doigt l’état de mort avancée de l’Éducation Nationale.
Geffray mis de côté, c’est Nuñez, connu pour sa répression féroce du mouvement contre la réforme des retraites lorsqu’il était préfet de Paris, qui s’attelle à la tâche de faire taire les lycéennes et les lycéens à coups de matraque, de lacrymo, de jets de grenade et de LBD à la tête. Sans oublier de nombreux passages à tabac ! La Macronie ne change pas de recette lorsque des révoltes populaires s’expriment.
Ce niveau de violence inouï contre des enfants et des adolescents ne doit pas rester impuni. L’un d’entre eux a eu la bouche défoncée, un autre un œil crevé ! Plus de 5000 arrestations la semaine précédente !
Malgré la répression, les lycéen.ne.s ne se sont pas laissé.e.s intimider. Leur mouvement se poursuit et s’amplifie même. Le soutien de certains personnels ou de parents d’élèves vient construire les bases d’une convergence des luttes. Le mouvement s’enracine et s’étend désormais aux universités !
LUTTE DE CLASSES ÉDUCATION apporte tout son soutien au mouvement lycéen. Nous appelons l’ensemble des travailleurs et travailleuses, du public et du privé, à soutenir nos jeunes dans leur lutte légitime et à agir contre la répression et les violences policières. Contre la fermeture des établissements et leur basculement en distanciel ordonnés par le pouvoir, occupons-nous réellement de notre avenir.
SEULE LA POLITIQUE DE PILLAGE SOCIAL ET DE RÉPRESSION POLICIÈRE DE MACRON EST VIOLENTE ET ILLÉGITIME !
GÉNÉRALISONS LA GRÈVE, CONTRE LE BUDGET DE GUERRE, POUR NOS SERVICES PUBLICS.
Les lycéens et les lycéennes se soulèvent : le gouvernement et sa police répriment !