À l’approche de la commémoration du 17 octobre 1961, et afin qu’elle ne soit plus jamais « une journée portée disparue », rencontre/débat avec Olivier Le Cour Grandmaison.
Passé colonial français, permanence et réhabilitation contemporaines ! De l’urgence des luttes syndicales, politiques et associatives contre l’extrême droitisation de la société française et pour la reconnaissance de tous les crimes coloniaux !
Quelques ouvrages d’Olivier Le Cour Grandmaison :
- son dernier d’abord : Racisme d’État, Etats racistes (2024)
- Coloniser, exterminer. Sur la guerre et l’État colonial, Paris, Fayard (2005)
- La République impériale : politique et racisme d’État, Paris, Fayard (2009)
- De l’indigénat. Anatomie d’un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie et dans l’empire français, Paris, Zones/La Découverte, 2010
- L’Empire des hygiénistes. Vivre aux colonies, Paris, Fayard (2014)
- Ennemis mortels, représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale, Paris, La Découverte (2019)
Actualité du projet colonial ….
Nous avons choisi pour ce flyer, au-dessus du mégaphone, outil essentiel aux revendications et luttes, le petit Handala, figure allégorique nationale de la Palestine, puisque les Palestiniens vivent toujours l’oppression coloniale, et la …. colonisation israélienne prend une ampleur exceptionnelle avec la guerre génocidaire menée contre Gaza depuis plus de 11 mois. Le personnage a été créé en 1969 par le dessinateur de presse Naji al-Ali et prend sa forme actuelle en 1973. Handala devient alors la signature des caricatures de Naji al-Ali et un emblème de l’identité palestinienne. Ce personnage a été décrit comme « décrivant la guerre, la résistance et l’identité palestinienne avec une clarté étonnante ». Son nom est celui d’une plante vivace locale de la région de Palestine, au fruit amer, qui repousse à la coupe et a des racines profondes… Handala a 10 ans. L’âge du dessinateur en 1948, lorsqu’il est forcé de quitter la Palestine. C’est un enfant aux cheveux hérissés. Les haillons que porte Handala et sa position pieds nus symbolisent la pauvreté des enfants dans les camps de réfugiés palestiniens. Il tourne le dos : il ne montrera son visage que le jour où le peuple palestinien aura un État indépendant…
C’est donc une encontre organisée par devoir de mémoire (le 17 octobre 1961, longtemps ignoré) et parce que des peuples souffrent aujourd’hui encore d’apartheid, de colonialisme, de répression et de violences d’État malgré les résolutions de l’ONU et le Droit International.
VENEZ NOMBREUX NOMBREUSES !
Pour ne pas oublier, pour comprendre, pour se battre et résister.
Rencontre/débat avec Olivier Le Cour Grandmaison